S’asseoir sur un banc, à Brest

Pontaniou en ruine, ce qu’il reste des partants pour le bagne, le Tonnerre de Brest ne sonne plus depuis longtemps. A droite les Capucins, en attente, on réinvente le centre.

La Penfeld tourne rejoindre la rade, passe sous le Pont de Recouvrance. Le pont. Immanquable. Il s’est levé en mai dernier. Il faut voir ça, ce bloc de béton, 620 tonnes, qui se casse en deux laissant passer les mâts d’une frégate. David et Goliath. Le Vengeur de Paul Bloas en décoration de pilier. Minimalisme. Ligne droite. Je peux y passer des heures, dessus, à côté, j’aime l’avoir en vue. Mon repère.

Le tram y passe maintenant, les piétons aussi qui quittent Brest-même pour Recouvrance. Qui quitte Siam pour la Tour Tanguy. Ici on est Rive-droite, chez les Yannicks, sécession populaire. On a encore des rues pentues, des escaliers, des murs d’avant-guerre. On a le Jardin des Explorateurs, il fait beau on fait la balade au-dessus de la rade. De là on reconnaît ce potentiel des villes portuaires aux adieux-aux retrouvailles. Quitter, partir, déserter, planter, plaquer… Le goulet, la mer d’Iroise, l’Atlantique… on reviendra.

Plus d’information: vagabondes.fr

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