Les villes bretonnes parmi les moins pauvres de France

Pour la première fois, une étude estime le taux de pauvreté des plus grandes communes de France. Une nouvelle façon d’apprécier les inégalités et de se rendre compte que les villes bretonnes ne sont pas les plus touchées par la pauvreté.

Pour la première fois en France, le bureau d’études Compas a établi une carte géographique de la pauvreté dans les grandes villes. Ce palmarès inédit, révélé par Rue 89, démontre que les villes bretonnes apparaissent au milieu du tableau.

L’étude tient compte des 109 villes les plus importantes de France. Les estimations sont faites à partir de données fiscales pour l’année 2009, mais l’étude a été publiée il y a quelques jours seulement par Compas. Elle se base sur le taux de pauvreté, défini par l’Insee. Un ménage est considéré comme « pauvre » lorsqu’il perçoit moins de 60% du revenu médian. A l’échelle nationale, plus de 3,9 millions de ménages sont ainsi considérés comme vivant sous le seuil de pauvreté, soit 14% des Français, selon l’Insee.

La pauvreté se concentre dans les villes. L’étude a démontré que les 100 plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres. Elles ne regroupent pourtant qu’un cinquième de la population.

En première position dans ce classement des grandes villes les plus pauvres : Roubaix (Nord) avec 46% de taux de pauvreté, soit plus de 15 000 ménages. En dernière position, Neuilly-Sur-Seine (Hauts-de-Seine) avec moins de 2 000 ménages sous le seuil de pauvreté, soit 7% de sa population.

Brest et Rennes côte-à-côte

Les communes de Bretagne ne s’en sortent pas si mal. Elles restent dans la deuxième moitié du classement et affichent des taux de pauvreté qui se rapprochent du chiffre national (15%).

Quimper apparaît comme la mieux notée. Elle pointe à la 87e place avec seulement 13% de taux de pauvreté, ce qui représente près de 3 900 ménages. Elle est talonnée par Brest et Rennes avec un taux de pauvreté de 17% et 18%.

Selon cette étude, Lorient semble être la grande ville bretonne la plus pauvre avec plus de 5 400 foyers vivants sous le seuil de pauvreté, soit 19% de sa population. Elle pointe en 62e position du classement.

A titre de comparaison, Nantes est en 74e position (17%) et Saint-Nazaire se classe au 80e (16%). Vannes est absente de ce classement.

Plus d’informations et source: Le Mensuel du Morbihan

Leave a Reply